Clinique santé sexuelle Dessaulles

Les mots gentils peuvent être courts et faciles à prononcer, mais leurs échos sont vraiment infinis.

DÉPISTAGE ITSS

Le dépistage permet aux personnes qui ont attrapé une ITSS de recevoir le traitement approprié et d’éviter les complications d’une infection non traitée et à éviter la contamination communautaire.

La chlamydia est l’infection qui apparaît le plus fréquemment chez les femmes et chez les hommes.

Elle peut affecter le col de l’utérus et l’urètre et à l’occasion le rectum, la gorge et les yeux.  

  • La chlamydia peut être transmise lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux non protégés avec un partenaire infecté.
  • La pénétration et l’éjaculation ne sont pas nécessaires pour transmettre l’infection.

Symptômes : 

  • Près de 70 % des femmes et 50 % des hommes atteints de chlamydia ne présentent aucun symptôme.
  • Lorsque des symptômes se manifestent, il est possible qu’ils n’apparaissent que plusieurs semaines après l’exposition initiale à la bactérie.

Femmes :

  • Saignements vaginaux après une relation sexuelle ou entre les cycles menstruels
  • Pertes vaginales
  • Douleur à l’abdomen ou au bas du dos
  • Douleur durant les relations sexuelles

Femmes et hommes :

  • Douleur ou sensation de brûlure en urinant
  • Douleur, démangeaisons, saignements ou écoulements de mucus du rectum (dans les cas de chlamydia dans l’anus)
  • Rougeurs, démangeaisons ou écoulements des yeux (dans les cas de chlamydia dans les yeux)
  • Irritation de la gorge, toux, gonflements lymphatiques et fièvre (pour les cas de chlamydia dans la gorge)

Hommes :

  • Démangeaisons à l’urètre
  • Écoulements clairs, aqueux ou laiteux du pénis
  • Douleur ou inflammation testiculaire

Dépistage

  • Des prélèvements peuvent être effectués sur le col de l’utérus, l’urètre, le vagin, le rectum, le nez, la gorge et les yeux (selon la région que l’on croit infectée).
  • Un prélèvement dans l’urine est une alternative.

Traitement

  • Les infections génitales sans complication peuvent être traitées au moyen d’antibiotiques, que ce soit en une dose unique ou en plusieurs doses réparties sur une semaine.
  • Les partenaires sexuels qui ont eu des rapports avec une personne infectée dans les 60 jours précédant le diagnostic, ou encore votre partenaire sexuel le plus récent si votre dernier rapport sexuel remonte à plus de 60 jours, doivent être testés et traités.
  • Toute personne traitée pour la chlamydia devrait passer un test de dépistage de suivi de 3 à 6 mois plus tard.

Si elle n’est pas traitée, la chlamydia peut entraîner de graves problèmes de santé :

  • Chez la femme, la chlamydia peut se propager du col de l’utérus à l’utérus, puis aux trompes de Fallope; il s’agit alors d’une atteinte inflammatoire pelvienne (AIP), qui peut à son tour engendrer une douleur pelvienne chronique, des grossesses ectopiques et causer l’infertilité.
  • Chez l’homme, la chlamydia peut causer une inflammation des testicules, de la prostate et du scrotum. Dans de rares cas, elle peut également rendre infertile.

Prévention

  • L’utilisation de condoms peut aider à prévenir la transmission de la chlamydia. Les condoms et digues dentaires peuvent également être utilisés comme protection durant le sexe oral.

La gonorrhée arrive au second rang des ITS bactériennes les plus courantes et elle apparaît souvent en co-infection avec la chlamydia. 

  • La gonorrhée est une infection bactérienne transmise lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux non protégés avec un partenaire infecté, y compris par la masturbation mutuelle et le partage d’accessoires sexuels.
  • La pénétration et l’éjaculation ne sont pas nécessaires pour transmettre l’infection.

Symptômes

  • La plupart des femmes ne développent aucun symptôme de la gonorrhée, mais la plupart des hommes les développeront.
  • Lorsque des symptômes se présentent, ils peuvent apparaître de 2 à 7 jours après que la personne ait été infectée.

Femmes :

  • Augmentation des pertes vaginales
  • Douleur à l’abdomen ou au bas du dos
  • Saignements vaginaux après une relation sexuelle ou entre les cycles menstruels
  • Douleur durant les relations sexuelles

Femmes et hommes :

  • Douleur en urinant
  • Douleur, démangeaisons, saignements ou écoulements de mucus du rectum
  • Rougeurs, démangeaisons ou écoulements des yeux (dans les cas de gonorrhée dans les yeux)
  • Infection de la gorge

Hommes :

  • Écoulements épais vert-jaunâtre du pénis
  • Douleur ou inflammation testiculaire
  • Démangeaisons au pénis

Dépistage

  • Le test de dépistage de la gonorrhée consiste à prendre un prélèvement de la région infectée ou un échantillon d’urine.

Traitement

  • La gonorrhée est généralement traitée par bithérapie d’antibiotiques, au moyen d’une dose unique d’antibiotiques par voie orale et d’une injection intramusculaire unique.
  • Les partenaires sexuels qui ont eu des rapports avec une personne dans les 60 jours précédant le diagnostic doivent être testés et traités.
  • Toute personne traitée pour la gonorrhée devrait passer de nouveau un test de dépistage de suivi 6 mois plus tard.
  • Les patients traités pour la gonorrhée devraient également être traités pour la chlamydia.
  • Évitez les relations sexuelles jusqu’à ce que le traitement soit terminé (7 jours après le traitement par dose unique).
  • Chez la femme, la gonorrhée peut se propager
    du col de l’utérus à l’utérus, puis aux trompes
    de Fallope; il s’agit alors d’une atteinte inflammatoire pelvienne (AIP), laquelle peut à son tour engendrer une douleur pelvienne chronique, des grossesses ectopiques et l’infertilité.
  • Chez l’homme, la gonorrhée provoque une infection des testicules.
  • Tant chez l’homme que chez la femme, la gonorrhée peut entraîner l’arthrite, l’infertilité ou une grave infection sanguine.

Prévention

  • Les condoms peuvent aider à prévenir la transmission de la gonorrhée durant les rapports
    sexuels anaux ou vaginaux. Les condoms ou les digues dentaires peuvent également être utilisés comme protection durant les relations buccogénitales.

Près de 75 % des Canadiens actifs sexuellement contracteront au moins une infection au VPH au cours de leur vie. Les jeunes âgés de 15 à 24 ans sont ceux qui enregistrent les taux d’infection au VPH les plus élevés.

Plus d’une centaine de types de VPH ont été répertoriés à ce jour, dont au moins une quarantaine de ces types causent des verrues génitales et des cancers. Les types de VPH à faible risque, qui provoquent les verrues génitales, se résorbent souvent d’eux-mêmes. Il existe au moins 15 types de VPH qui causent le cancer et les plus courants sont le VPH de type 16 et de type 18.

Les types de cancer causés par le VPH les plus fréquents sont :

  • Cancer de la  bouche et de la gorge
  • Cancer du col
  • Cancer de la vulve/vagin
  • Cancer de l’anus
  • Cancer du pénis

Pour obtenir davantage de renseignements sur le VPH et les types de VPH associés au cancer ainsi que sur des moyens de les éviter, visitez le site Web de la SOGC sur le VPH : infovph.ca. 

Risques de transmission

  • Le VPH peut être transmis lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux avec un partenaire infecté.
  • Le VPH peut aussi être transmis par d’autres types de contacts intimes, y compris le frottement des organes génitaux.

Dépistage

  • Le cancer du col de l’utérus peut être dépisté au moyen du test Pap et/ou au moyen du test de dépistage du VPH.

Prévention

  • Les condoms peuvent aider à éviter la propagation du VPH, mais n’assurent pas une protection complète.
  • Les vaccins les plus récents sont efficaces pour prévenir 9 des types de VPH liés à 90 % des cancers du col de l’utérus, 80 % des précancers du col utérin, 75 % des cancers et des lésions précancéreuses de la vulve, du vagin et de l’anus, et plus de 90 % des verrues génitales.

Il existe deux souches du virus de l’herpès simplex (VHS). L’herpès de type VHS-1 est principalement associé aux infections orales, alors que l’herpès de type VHS-2 est principalement associé aux infections génitales. Environ 20 % des adultes sont porteurs du virus VHS-2. 

  • Le virus VHS-2 se transmet généralement lors de rapports sexuels
    anaux ou vaginaux non protégés.
  • Le virus VHS-1 se transmet généralement lors de rapports sexuels oraux ou génitaux.
  • Jusqu’à 70 % des infections génitales au virus VHS-2 sont transmises par des personnes qui ne présentent aucun symptôme ni aucune lésion. C’est ce qu’on appelle l’élimination asymptomatique.

Symptômes

Infection primaire

  • Symptômes qui s’apparentent à ceux de la grippe tels que de la fièvre, des maux de tête et des douleurs musculaire
  • Douleur en urinant.
  • Douleur aux parties génitales.
  • Ulcères génitaux.
  • Les symptômes se résorbent après environ 15 à 23 jours.

Infection récurrente

  • Un peu moins grave que l’infection initiale.
  • L’apparition d’une sensation de picotement, de démangeaisons ou de brûlure pourrait signaler l’arrivée d’une poussée d’herpès.
  • Ces poussées peuvent être provoquées par des facteurs de stress (comme une maladie, une chirurgie ou du stress émotionnel), le cycle menstruel, des relations sexuelles, une chirurgie et certains traitements médicamenteux.
  • Les symptômes se résorbent généralement après environ 9 à 11 jours.

Traitement

  • Il n’existe actuellement aucun traitement connu contre l’herpès.
  • Les médicaments antiviraux sont efficaces
    pour réduire la durée et la gravité des poussées d’herpès.
  • Pour être le plus efficaces possible, ces traitements doivent commencer dès l’apparition du prodrome.

Prévention

  • Utiliser des condoms lors de relations sexuelles.
  • Éviter les relations sexuelles si votre partenaire présente un prodrome (premiers symptômes).
  • Éviter les relations sexuelles si vous ou votre partenaire présentez des lésions génitales ou orales actives.

L’infection au virus de l’hépatite B s’attaque au foie. Elle peut être évitée par la vaccination. La plupart des personnes infectées (90 %) produisent naturellement des anticorps pour lutter contre la maladie, mais certaines développent une hépatite B chronique, deviennent porteuses du virus à vie et demeurent contagieuses.  

Le virus du VIH détruit progressivement les lymphocytes T CD4+, des cellules essentielles au fonctionnement normal du système immunitaire humain. Les personnes infectées au VIH dont le système immunitaire est affaibli finiront par développer le SIDA.

Risques de transmission

  • Le VIH et l’hépatite B peuvent être transmis lors de rapports sexuels oraux, vaginaux ou anaux non protégés avec un partenaire infecté
  • Le partage de seringues ou d’autres accessoires associés à la consommation de drogue
  • Le tatouage par des aiguilles non stérilisées
  • Partenaires sexuels multiples
  • Rapports sexuels non protégés avec une personne qui provient d’un pays où le taux d’infection est élevé

Prévention

  • Utiliser des condoms durant les activités sexuelles (orales, vaginales et anales)
  • Toutes les provinces ont mis en place un programme de vaccination contre l’hépatite B destiné aux nourrissons ou dans les milieux scolaires.
  • Éviter de partager des seringues contaminées
  • Des stratégies de réduction des effets nuisibles peuvent être mises en œuvre, par exemple des programmes d’échange de seringues.
  • Les partenaires sexuels et les personnes qui vivent sous le même toit qu’une personne infectée à l’hépatite B devraient recevoir un vaccin contre l’hépatite B pour éviter les infections.
  • Les personnes susceptibles d’être exposées au VIH par contact avec du sang, du lait maternel, des sécrétions vaginales ou anales peuvent avoir recours à la prophylaxie post-exposition (PPE)dans un délai de 72 heures afin de réduire au minimum leur risque de contracter le VIH.

Formulaire rendez-vous

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